2019 s’annonce d’ores et déjà comme une année charnière pour les grands groupes. Le télétravail, et par extension le flex-office, font l’objet de nombreuses interrogations auprès d’organisations en plein questionnement. Après avoir interrogé près de 50 entreprises de plus de 300 salariés, Bureaux A Partager et Fabernovel Institute ont publié une étude intitulée : « Télétravail et flex-office, vers un collaborateur nomade ? ». Un document qui met en exergue les bénéfices du flex-office et télétravail, et qui dévoile les méthodes à appliquer pour les déployer efficacement.

Télétravail : un taux de satisfaction proche des 100% ?

Les chiffres sont lourds de sens : aujourd’hui, 65% des Français s’intéressent au télétravail, 25% le pratiquent régulièrement et 77% des entreprises ont déjà testé l’aménagement en bureaux flexibles. Plus encore : 94% des entreprises ayant mis en place le télétravail déclarent leurs salariés satisfaits. L’étude Bureaux A Partager/Fabernovel Institute souligne même que sur 48 entreprises de plus de 300 salariés interrogées, 79,2% des entreprises pratiquent le télétravail et 52,6% des entreprises ont complètement déployé le télétravail. Les raisons tiennent majoritairement en 3 points : 62,3% des entreprises évoquent la question du meilleur équilibre vie pro/perso, 31,7% une adaptation aux nouveaux modes de travail flexibles et 21% le coût de l’immobilier.

Concernant le flex-office, toujours sur 48 entreprises de plus de 300 salariés interrogées, 68,7% indiquent d’ores et déjà l’appliquer. 39,4% des entreprises affirment l’avoir complètement déployé. Par contre, c’est le coût de l’immobilier (30,3%) qui revient le plus souvent comme raison du déploiement de ce mode de travail flexible et collaboratif. Suit après les nouveaux usages (24,2%) et la question de l’attractivité et image de l’entreprise (21,1%). 66,7% des entreprises ayant mis en place le flex-office déclarent leurs salariés satisfaits.

De nombreux défis à relever, pour des avantages évidents

L’engouement face à ces nouvelles méthodes que sont le télétravail et le flex-office se résume en un point central : la volonté pour les collaborateurs de jouir de plus de liberté dans la gestion de leur temps. Et, parallèlement, d’être en mesure de se reposer sur une confiance managériale. Et ce même si le télétravail et le flex-office représentent pour les grands groupes quelques défis à relever. L’étude le souligne, il est question d’améliorer la connaissance de ces deux notions : « Le premier challenge rencontré par les entreprises au moment du passage en télétravail/flex-office est la méconnaissance qu’ont les collaborateurs de ces notions. Ainsi, le télétravail peut être assimilé à un jour non travaillé (ce qui amène certains collaborateurs à refuser une réunion sur un jour de télétravail). La méconnaissance entraînant souvent la défiance, la clarification de ces notions est un vrai défi pour les entreprises ». Le second défi touche plus à la culture du présentéisme, et aux solutions pour en sortir. La clé reviendrait alors à un management par la confiance : « Le prérequis à la mise en place d’une politique de télétravail et flex-office efficace, est un changement profond des modèles de management. Si l’entreprise doit accepter que le collaborateur reste efficace et productif en dehors du radar de son manager, les équipes doivent, quant à elles, apprendre à travailler en mode projet. Tout l’enjeu est de remettre la confiance au coeur de la relation manager/managé pour passer d’une culture du contrôle à une culture de la confiance. Désormais les collaborateurs ne sont plus évalués sur le temps passé à leur bureau mais sur les résultats concrets de leur travail. » Et puis, impossible de mettre en place ces concepts sans faire évoluer le management : « Le manager a souvent été reconnaissable aux « signes extérieurs de hiérarchie » : un grand bureau, du mobilier de qualité… Le passage en flex-office change ce paradigme : le manager est auprès des équipes et montre l’exemple ».

Parallèlement aux défis, l’étude met en avant les bénéfices du passage au télétravail et au flex-office. Le télétravail va améliorer la qualité de vie au travail, ainsi que la marque employeur de l’entreprise. Sur un plan plus pragmatique, ces méthodes vont permettre d’optimiser l’espace de travail, mais aussi de l’adapter aux usages. Et puis, le flex-office se veut catalyseur de rencontres et de collaboration au sein des équipes. Enfin, le télétravail va accroître la performance : « Si les managers craignent souvent une baisse de la productivité lorsque leurs collaborateurs ne sont pas présents dans l’établissement, les entreprises ayant franchi le cap vantent plutôt une efficacité accrue chez des collaborateurs responsabilisés ».

Pas de recette générique, mais des bonnes pratiques à suivre

En guise de conclusion, l’étude souligne l’intérêt du télétravail et du flex-office pour se démarquer dans la « guerre des talents » : « Dans un contexte tendu d’attraction des talents, avec des aspirations toujours plus affirmées en matière de qualité de vie au travail, ces dispositifs permettent de répondre de façon nouvelle aux évolutions des attentes des collaborateurs : plus de liberté, de collaboration et de confiance. L’espace de travail, fixe ou nomade, devient au XXIe siècle non pas la démonstration de la puissance de l’entreprise ou sa vitrine commerciale mais l’incarnation de sa culture et de son organisation. Une opportunité de créer davantage d’agilité et de bien-être pour plus d’innovation ». En somme, il n’est plus question pour les grands groupes de savoir s’ils vont ou pas sauter le pas des télétravail/flex-office, mais quand, et comment. Et c’est là le défi : il n’existe pas de solution générique : « Il ne peut y avoir de solution normalisée au déploiement du télétravail et du flex-office. Il revient à chaque organisation de questionner pour elle-même la pertinence de ces solutions et de les adapter pour qu’elles prennent en compte toutes les singularités de l’entreprise, qu’elles soient géographiques, organisationnelles ou culturelles ». La principale recommandation sera en fait de garder le collaborateur au centre de l’équation : « La mise en place de ces dispositifs doit s’inscrire dans une trajectoire claire et visible de transformation au coeur de laquelle sont les collaborateurs ».

Si vous souhaitez télécharger l’étude « Télétravail et flex-office, vers un collaborateur nomade ? » de Bureaux A Partager et Fabernovel Institute, suivez ce lien.