En ce début d’année 2019, ce sont plus de 900 startups qui annoncent recruter des profils à distance, soit 100% télétravail. Un virage assumé, qui renforce s’il en était encore besoin l’idée d’une mutation profonde du travail sous toutes ses formes actuelles.

Le télétravail, un enjeu majeur pour les entreprises

S’il est bien un sujet sur lequel la plupart des startups arrivent à se mettre d’accord, c’est celui du travail en « remote ». Cette liste publiée par le site remotive.io et mettant en avant ces entreprises parfois en phase d’amorçage, parfois en pleine croissance, se charge de le confirmer. Aussi bien situées à Dublin qu’à New York, Los Angeles, Londres, Zurich, Toronto ou encore Paris, ces startups proposent donc des postes « 100% télétravail ».

C’est là une réponse directe aux préoccupations majeures de ces profils volatiles, très recherchées, ayant bien souvent fait le choix d’évoluer en tant que freelances. Par ce biais, ils cherchent à passer outre les limitations imposées par un poste traditionnel. A savoir des horaires flexibles, la possibilité de s’éviter l’open space, mais également les heures perdues dans les transports en commun/la circulation. Ciblant avant tout des profils « tech », la liste de remotive.io est à consulter au bout de ce lien. En filtrant les résultats, ce sont près de 20 entreprises françaises qui apparaissent : Clustree, comet.co, Heetch ou encore PeopleDoc. Toutes proposent d’embaucher en mode « 100% remote », et la tendance n’est pas prête de fléchir.

Le travail à distance, une pratique encore trop marginale ?

Bref, c’est là une preuve supplémentaire du besoin pour les entreprises de prendre à bras le corps la question du télétravail. Une étude menée par Harvard Business Review pointait justement du doigt l’importance de mettre l’accent sur le travail à distance. Sur les 1 153 employés interrogés par la publication, 52% admettaient travailler régulièrement depuis leur domicile, et ressentir une différence de traitement de la part de leurs collègues lorsqu’ils le font. Une autre étude, cette fois menée par Citrix, soulignait que 76 % des personnes interrogées n’avaient pas encore eu l’opportunité de travailler à distance, quand 12% des salariés ayant accès au télétravail admettaient le limiter volontairement, de peur d’être mal vus par leur hiérarchie.