La nouvelle étude Workforce View in Europe publiée par ADP tend à le prouver : pour une majorité de salariés, la notion de bien-être au travail a tendance à primer sur le salaire.

Le salaire n’est plus le principal vecteur de motivation

Pionnier en matière de gestion du capital humain, ADP a dévoilé les conclusions d’une enquête d’ampleur. Après avoir questionné quelques 10 000 actifs en Europe ces 3 dernières années, le cabinet développe le constat suivant : pour 54% des salariés sondés, le salaire n’est pas, ou en tout cas plus, le principal vecteur de motivation. En France, ce chiffre passe à 44% chez les hommes, pour grimper à 56% chez les femmes.

Soulignant l’importance de la flexibilité, le statut changeant du travail et la nécessité pour les entreprises de prendre en compte la marque employeur, Carlos Fontela de Carvalho, le président d’ADP France, évoque les conclusions claires de l’étude : « Les salariés veulent qu’au quotidien l’entreprise s’occupe d’eux en tant qu’individu, de leur bien-être comme de leurs compétences […] A défaut, ils sont beaucoup moins attachés à leur marque employeur et n’hésitent pas à aller voir ailleurs. […] Avant, pour beaucoup, le travail c’était tout. Aujourd’hui ce n’est qu’une partie d’un tout ».

Un besoin de flexibilité évident

D’ailleurs, cette envie, ce besoin même de flexibilité transpire dans les conclusions de l’étude. Pour 27% des Français – majoritairement représentés dans les groupes 35-44 ans et plus de 55 ans -, l’équilibre travail-vie privée représente le facteur clé de motivation au travail, loin devant les possibilités d’évolution au sein de l’entreprise. Toujours en France, 26% des sondés ont mis en avant l’importance des bonnes relations avec son voisin de bureau. Bref, la QVT, un point clé au travail en 2018, qui transpire par une envie d’immédiateté, cassant avec l’idée de « sacrifice » sur le long-terme vu comme une norme il y a encore quelques années de cela.