Rares sont les études à véritablement évoquer l’art de l’onboarding, soit l’art du bon accueil des nouveaux talents dans l’entreprise. Cependant, un chiffre tiré d’une étude signée Aberdeen Group évoque que plus de la moitié (53%) des entreprises les mieux évaluées sur l’onboarding débutent l’accueil des nouveaux collaborateurs avant même que ceux-là ne passent la porte le premier jour de leur prise de poste.

Des investissement dans le recrutement, mais pas forcément dans l’onboarding

Si elles investissent en masse dans le recrutement, la majorité des entreprises sous-estiment pourtant l’importance de l’onboarding. En effet, elles ne sont que 32% à disposer d’une stratégie construite d’accueil de leurs nouveaux employés. Pourtant, avec la mise en place de plusieurs réflexes, voir carrément d’une stratégie, les entreprises pourraient tirer profit de leurs bonnes pratiques pour à la fois sortir du lot et augmenter nettement leur attractivité. Les collaborateurs bien accueillis ont tendance à témoigner à l’extérieur de cette exception. A l’heure des marques employeurs et des labels « great place to work », ces bonnes pratiques apparaissent donc vite comme d’excellents investissements pour les DRH.

Pour déployer rapidement de bonnes pratiques d’onboarding, nous avons compilé 5 leviers. Ils cumulent l’intérêt d’être peu coûteux, logiques et rapidement bénéfiques aux nouveaux recrutés… et aux équipes actuelles !

Affichez que votre entreprise sait accueillir ses nouveaux collaborateurs !

Lors de votre recrutement, vous pouvez clairement indiquer que votre entreprise saura accueillir ses nouveaux collaborateurs. Plus encore, qu’elle y accorde une grande importance. Soyez rassurant, confirmez que les nouveaux venus ne seront pas livrés à eux-mêmes. Les entreprises qui disposent d’un programme d’onboarding sont encore rares et l’afficher est aujourd’hui un véritable atout. Votre communication RH et votre marque employeur vous diront merci.

Montrez avant même leur arrivée que vos nouveaux collaborateurs sont attendus

Une petite célébration n’est pas accessoire. Oui : l’arrivée de chacun des collaborateurs est attendue et l’équipe est ravie de voir arriver ces profils. Leurs compétences autant que leur vision extérieure et neuve seront utiles. S’intéresser au profil, à la personne, à la carrière du tout juste recruté est primordial. Un bon onboarding passe aussi par l’affectation d’un contact privilégié : un parrain à l’entrée en quelque sorte. Celui-ci sera en charge de la bonne intégration dans l’entreprise d’un nouveau profil et répondra à toutes ses questions, de même qu’il l’aidera à régler les premiers petits pépins (du mot de passe mal configuré aux questions sur le Comité d’Entreprise en passant par l’organisation des horaires). Ces interrogations seront rapidement réglées et le nouveau collaborateur pourra d’autant plus se focaliser, l’esprit libéré, sur sa mission.

Certaines stratégies, comme celle proposée par la startup néerlandaise Talmundo, prévoient et automatisent une série de contacts et d’échanges avec le futur collaborateur dès la confirmation de son recrutement prochain. Avec notamment l’envoi de vidéos de bienvenue de son futur PDG, puis de son directeur de service, ou encore, plus trivialement, de goodies, jeux de découverte de l’entreprise, etc.

Informez les nouveaux collaborateurs de leurs objectifs, à court et moyen terme, dès la première semaine (et idéalement avant !)

On ne compte plus les témoignages de salariés qui ont rejoint une entreprise sans bien saisir pendant les premières semaines ce que l’on attendait d’eux. Et qui découvrent qu’entre le contenu de leur entretien de recrutement et la réalité, il existe un précipice. Autrement dit, la promesse n’est pas tenue. Il est malheureusement très courant de briser l’enthousiasme du nouvel arrivant.

Rencontrer le nouveau collaborateur dès son arrivé est déterminant, y compris pour le faire patienter si tout n’est pas prêt pour sa mission. Il faudra lui présenter très précisément sa mission, son contexte, les outils qui lui sont confiés. Répondre également à ses questions. A TOUTES ses questions ! Sa position au sein de l’équipe et au sein de l’entreprise doit être clairement présentée. Elle doit également être, dans les mêmes termes, expliquée à l’équipe.

Faites-leur rapidement pousser des racines dans l’entreprise

On le sait, la qualité de l’ambiance de travail avec les collègues est le critère principal du bien-être au travail. De nombreuses startups présentent ainsi de nouveaux outils qui permettent de faciliter les relations entre collègues. Savoir que son nouveau collègue de l’étage du dessous pratique le tir à l’arc peut vous inciter à lui proposer de pratiquer dans votre équipe, l’aider à s’intégrer dans sa nouvelle région… et à ne pas quitter votre entreprise aussi vite qu’il est arrivé ! Le ressort principal du bien-être au travail ? La bonne entente avec ses collègues. Pas de révolution donc mais cette ambiance de travail n’est pas souvent vraiment travaillée par l’entreprise.

On peut citer, par exemple, Yes We Share qui favorise notamment les connexions entre collègues. La jeune pousse surfe sur la vague de ces nouveaux besoins, en facilitant notamment les pratiques collectives du sport ou encore, plus simplement, de l’échange de déjeuners entre collègues. Elle a même créé un outil de chatbot, OSCAR.

Vous équiper d’un outil numérique pour lui permette de disposer de l’information, des contacts, des éléments clés quand il le souhaite

Les entreprises se sont massivement équipées de Réseaux sociaux d’Entreprises, Intranet dédié aux collaborateurs et qui, en théorie, regroupent tout ce dont le collaborateur a besoin. Finalement, la partie RH, avec la gestion des congés et des frais de route ou du CE sont souvent les rubriques les plus utilisées.

Une rubrique« accueil de nouveaux collaborateurs » est ici utile à créer. Elle permettra aux néo-collaborateur de s’habituer à utiliser leur futur Réseau Social d’Entreprise. Il y créeront un profil notant des compétences, et pourront ainsi favoriser les interactions professionnelles avec des collègues distants ou d’autres directions. La démarche est d’autant plus utile dans les grandes entreprises.