Hier soir, Loïc Richer, a eu l’occasion d’évoquer le futur du travail sur BFM Business. Invité de l’émission Tech&Co, présentée par Frédéric Simottel, le co-fondateur de neufdixsept a pu échanger sur les nouveaux modes de collaboration à l’ère numérique : flex office, nouveaux aménagements des espaces de travail. Il était aux côtés de Jérémy Lamri, directeur innovation chez JobTeaser et Rasmus Michau, fondateur de The Bureau.

« Lorsque l’on parle Future of Work, finalement, c’est en fait la nécessité absolue pour les dirigeants d’entreprises d’évoluer »

Ce fut là l’opportunité d’adresser les difficultés actuelles des recruteurs : « Les recruteurs peinent à recruter et les employeurs peinent à conserver. Ce qui veut dire que les entreprises sont obligées de bouger. Les lignes bougent. Lorsque l’on parle Future of Work, finalement, c’est en fait la nécessité absolue pour les dirigeants d’entreprises d’évoluer, de bouger, de peser les choses […] c’est comme cela que les entreprises peuvent espérer recruter les bons talents et les conserver. » Et d’évoquer les changements au sein même de l’entreprise, qui ne manquent pas de « secouer » si l’on peut dire les collaborateurs : « Nous sommes dans l’humain. Nous « travaillons » l’humain finalement. Cela veut dire que les uns et les autres ont besoin de sentir une certaine bienveillance, quelque soit l’âge en réalité, et une certaine envie de collaborer de la part de leurs voisins. Dans les entreprises, le critère principal c’est l’ambiance – c’est en tout cas celui déclaré par les collaborateurs qui expriment que finalement il fait bon vivre dans leur entreprise -. L’ambiance c’est vague : on ne sait pas comment la mettre en oeuvre, comment la conserver. Mais cela se fait. Il y a de plus en plus d’outils qui permettent de créer du liant entre les différents collaborateurs d’une entreprise. »

Le grand défi du flex office

Concernant enfin la délicate question du flex office, Loïc Richer a fait le choix d’évoquer un contre-exemple : « Le contre-exemple type, si l’on veut rater un projet de déménagement, d’aménagement dans un nouveau lieu, un nouvel espace de travail en collectif, c’est de parler de flex office, de parler d’économie de mètres carrés. Et là c’est un drame total […] on va dans le mur. Heureusement, la grande majorité des entreprises ne fonctionnent plus du tout comme cela quand elles traitent un projet de passage en flex office. D’abord, elles se font accompagner, par des Parella, des Kardham, etc. […] Tous ces gens-là vont commencer par interroger les collaborateurs, les salariés. C’est seulement à ce moment là que l’on va avancer, que l’on va définir le lieu que les uns et les autres vont occuper. Mais clairement, si l’humain n’est pas au centre et que l’on parle juste d’économie de mètres carrés, on est « mort » sur le projet de déménagement : tout le monde attend au tournant l’entreprise qui va le faire. »

Le replay de l’émission est à découvrir ci-dessous. Loïc Richer intervient à partir de 1:01:20.