Marion Oliveira Laponi

Marion Oliveira (Laponi, ex Merito) : « Transformer la vie des managers au quotidien »

Merito est devenu Laponi le 8 octobre

En apportant une réponse concrète aux problèmes d’absentéisme rencontrés dans le retail, Laponi simplifie la vie des managers, redonne du sens aux collaborateurs, influe sur la marque employeur de ses clients et permet de réaliser des économies pour les enseignes. La seconde édition des neufdixsept du Future of Work, s’étant déroulée au début de l’été chez Wellio Montmartre, aura permis un échange croisé entre Marion Oliveira, co-fondatrice de Laponi et Bertrand Fouace, chef de secteur chez Leroy Merlin, pour justement illustrer l’un des leitmotiv de cette startup ambitieuse : « lier l’épanouissement de l’individu et l’intérêt du collectif ».

Une relation complémentaire

Ex-manager chez Leroy Merlin, Marion Oliveira prend conscience des difficultés des magasins à obtenir des profils de qualité dans l’urgence, et décide de fonder Laponi en 2016 avec deux associés afin de répondre à une problématique précise. Celle de répondre aux problèmes de sous-effectif et de qualité d’exécution en magasin. En rendant possible la mutualisation d’effectifs en interne au groupe et même au magasin selon sa taille, la startup ambitionne d’optimiser et valoriser le facteur humain de l’entreprise dans sa performance économique. 

Un pari en passe d’être relevé, comme l’évoque le témoignage de Bertrand Fouace : « Je suis chef de secteur chez Leroy Merlin depuis désormais 18 ans, je suis dans la distribution depuis 30 ans, donc dans un métier très opérationnel, de management d’équipes et de recherche de performance à travers du chiffre d’affaires. Ce qui me motive et me passionne aujourd’hui, c’est d’aller chercher ce qui va permettre au conseiller de vente d’encore mieux vivre son métier et pour nos clients d’avoir un meilleur parcours client. Aujourd’hui, j’ai également cette étiquette de chef de projet innovation pour aller chercher tous ces process, et outils permettant d’améliorer ces conditions de travail et de plaisir à l’achat ». C’est sur ce point précis qu’est intervenu Laponi, en phase avec la vision de l’enseigne de grande distribution française : « La vision de notre entreprise, c’est de devenir une plate-forme de solutions, et qui dit plates-forme de solutions dit s’ouvrir sur les réseaux, s’ouvrir sur le monde, sur le collaboratif, et aller chercher des personnes qui peuvent nous aider à justement trouver plusieurs solutions. Quand j’ai rencontré Marion, elle m’a donné son programme, m’a détaillé tout ce qu’elle pourrait m’apporter. Là, nous nous sommes dit « Waou, ça rentre complètement dans le cadre de notre vision ». C’est à dire de travailler avec notre écosystème, et surtout avec des gens forcément plus compétents que nous dans le domaine. Pour faire bouger un paquebot comme Leroy Merlin, il faut entamer un grand virage, alors que pour faire manœuvrer une vedette, c’est forcément beaucoup plus rapide. D’où notre travail collectif. ».

Une vision commune : un enjeu de transformation

Cette vision participative, collaborative, participe d’ailleurs grandement au succès de l’enseigne : « Le secret de la réussite de Leroy Merlin, c’est avant tout la rencontre de tous nos salariés pendant 2 jours pour aller vivre les expériences des autres, pour partager, donner des idées, faire en sorte que Leroy Merlin reste leader sur le marché, soit toujours innovante. La dernière vision date de 2015, pour 10 ans, nous appelons ça notre « vision 2025 ». Nous avons réussi pendant 2 jours à réunir les collaborateurs : cela représente quand même 22 000 collaborateurs. Nous avons réussi à sourcer 32 000 idées qui demain vont construire cette vision d’entreprise, et chacun est acteur d’une partie de cette transformation d’entreprise. C’est un formidable vecteur d’énergie, et aujourd’hui, on peut dire que tout le monde est acteur, tout le monde est entrepreneur, actionnaire de cette entreprise ». 

De par sa flexibilité, Laponi aura accompagné Leroy Merlin dans sa volonté de transformation, comme nous l’a expliqué Marion Oliveira, tout en s’inspirant de quelques pans de la vision du géant de la construction, du bricolage et du jardinage. : « Pourquoi les collaborateurs vont si bien chez Leroy Merlin et pourquoi ça se sait ? Quand vous décidez de la vision à 10 ans, vous savez pourquoi vous travaillez au quotidien. […] Chez Laponi, nous avons « fait » cette vision. Nous avons été accompagnés dans cette démarche par un cabinet que je recommande d’ailleurs et qui se nomme Flythenest, qui nous a permis durant 2 jours, à 18, de définir notre vision, notre mission, et de s’assurer que les 18 personnes au sein de notre entreprise consacrent leur énergie au même but. Nous avons une raison d’être , “lier l’épanouissement de l’individu à l’intérêt du collectif”, qui rejoint celle de Leroy Merlin. Ça fonctionne chez nous, et ça fonctionne aussi chez nos clients. Redonnez du sens à vos collaborateurs, donnez-leur des moyens, et vous verrez que l’impact business sera direct, que l’expérience client autant que le chiffre d’affaires : tout suivra ». Un constat que la startup a depuis mis en oeuvre au sein de Leroy Merlin : « Du fait de sa casquette innovation, [Bertrand Fouace] a su nous guider dans le grand groupe qu’est Leroy Merlin. […] Le paquebot, il le connaît, nous beaucoup moins, et ce qui fait que ça fonctionne. On a un projet qui répond à un vrai problème, et on a un chef de projet qui connaît par cœur son entreprise, qu’il a envie de pousser. S’il n’y a pas ces deux forces là, ça ne fonctionne pas ».

Une solution aux multiples bénéfices pour tous

Cette alliance entre une jeune pousse et un géant aura donc à la fois été bénéfique aux clients de Leroy Merlin, mais aussi à ses collaborateurs. Le défi de l’épanouissement est largement relevé selon Bertrand Fouace : « Il y a tellement d’atouts positifs pour le collaborateur que c’est évident. D’imaginer que l’on puisse avoir une flexibilité dans le travail, que l’on puisse gagner plus, que l’on puisse aller dans un autre environnement, c’est à dire un autre magasin vivre une autre expérience […] c’est forcément positif ». Un constat logiquement partagé chez Laponi, qui adresse régulièrement ce problème de l’épanouissement du salarié dans le retail : « Concrètement, lorsque l’on parle avec nos clients, ils vont nous dire « Il nous manque une hôtesse de caisse à 17h ». Si je demande à l’hôtesse de caisse qui évolue dans l’entreprise depuis plusieurs années de faire les 3 heures de plus pour assurer la fermeture du magasin, ça fait de sa vie un enfer. Parce qu’il faut gérer les sorties d’école, demander de l’aide à tout le monde dans la famille, etc. Si vous êtes un bon manager et que cette collaboratrice est attachée à l’entreprise, elle le fera, mais ce n’est ni rendre service à l’entreprise, ni à la collaboratrice qui va être mal, parce qu’elle va réfléchir à tous les impacts négatifs que va avoir ce changement. Or si on ouvre cette mission à la totalité des collaborateurs de la région, et que cela arrange justement un collaborateur d’être en mesure de gagner cette « petite poche » en plus, finalement, tout le monde est content. L’impact est global. Nous le disons souvent chez Laponi, c’est un cercle vertueux. C’est à dire que le manager est ravi, la RH ne perd pas de temps puisque tout est réalisé de manière automatique avec notre solution, le collaborateur est lui aussi heureux de travailler, etc. Souvent, le premier argument de nos clients en entretien est de dire « Nous avons Laponi, vous pouvez gagner plus quand vous le décidez, effectuer des missions supplémentaires, etc. », et c’est là un vrai argument de marque employeur. L’impact business est là, l’impact business c’est le client, c’est le client qui est habitué à l’instantanéité qui va avoir le bon conseiller de vente, pas trop d’attente en caisse, le bon produit, etc. Tout cela passe par des hommes, et c’est ça que nous faisons, finalement ». Le mot de la fin reviendra à Bertrand Fouace : « C’est aussi très bénéfique pour le client, qui se retrouve en finalité avec quelqu’un de compétent devant lui, et ce sans devoir attendre »

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