Une génération vouée à renier le carcan du CDI et de l’emploi « à vie », au bénéfice de l’entrepreneuriat et du freelancing ?

Génération Z : focus sur l’entrepreneuriat ?

Une étude publiée par OnlineSchoolsCenter.com vient confirmer une fois encore l’intérêt de la génération Z (soit celle née après 1995) pour l’entrepreneuriat. S’agit-il d’un attrait volontaire ou d’une prise de conscience que le CDI n’est d’ores et déjà plus la norme : le débat est posé. Comptant 61 millions de profils aux Etats-Unis, la Génération Z sondée par OnlineSchoolsCenter.com ne semble pas se faire d’illusion sur le futur du travail. Il sera flexible ou il ne sera pas, et plus que jamais tourné vers le statut d’entrepreneur en ce qui la concerne. C’est là une différence à noter vis à vis des millennials (la Génération Y née entre 1980 et l’an 2000), aptes à porter plusieurs casquettes et à multiplier les sources de revenus.

Notez toutefois que les résultats de l’étude relayés ici prennent en compte que la Gen Z évoluant aux Etats-Unis fait face à une dette colossale, contractée par les prêts étudiants. En 2017, 44 millions d’américains cumulent une dette estimée à 1 400 milliards de dollars. Pour ne rien arranger, les nouveaux diplômés peinent à trouver un job. En 2018, plus d’un jeune diplômé américain sur 20 ne pouvait pas trouver un emploi, même non-qualifié, et plus de 1 sur 10 était sans emploi.

Ce qui explique sans doute pourquoi près de la moitié (41%) de cette génération ambitionne de monter son affaire. 45% espère même développer quelque chose en mesure de « changer le monde ». A la question « Quel aspect considérez-vous comme importants dans un emploi », ils sont seulement 64% à mettre en avant le fait de trouver un sens à ce qu’ils font, et 72% à prioriser des revenus confortables. A l’heure actuelle, près de la moitié des jeunes travailleurs évolue en freelance. D’ici à 2027, la majorité des travailleurs américains devraient faire de même.