Quand les étudiants français évoquent le Future of Work, c’est par le prisme du long terme. Une étude de Kaspersky Lab menée durant l’été laisse entendre que de nombreux étudiants pensent se former à des métiers qui n’existent pas encore.

Les métiers du futur, une préoccupation pour les étudiants français

Plus précisément, 49% des étudiants français sont persuadés que leurs métiers du futur n’ont pas encore été déterminés. C’est le constat qui ressort de cette étude, ayant réuni un panel de 1 000 étudiants allemands, anglais, espagnols, français, italiens et néerlandais. Steve Sully, directeur associé du cabinet de recrutement international Robert Half Technology, s’étonne d’ailleurs de ce chiffre relativement bas : « Il est surprenant que seuls 40% des étudiants pensent que leur futur métier n’existe pas encore car la quasi-totalité des carrières sous leur forme actuelle vont changer radicalement au cours des 20 prochaines années à mesure que les nouvelles technologies et l’industrie 4.0, en particulier l’intelligence artificielle, révolutionneront le monde du travail et les compétences recherchées. La capacité d’adaptation et la formation continue sont essentielles, c’est pourquoi les étudiants doivent toujours se demander comment leurs compétences transférables pourraient s’appliquer à toute carrière qu’ils finiront par choisir ». A titre de comparaison, les Français se situent légèrement au-dessus de la moyenne européenne qui est à 42 %, et juste après les étudiants allemands qui sont 56 % à répondre en ce sens.

Pour aller un peu plus loin, Kaspersky Lab évoque quelques-uns des métiers auxquels les étudiants d’aujourd’hui doivent se préparer :

  • Télé-chirurgien : les chirurgiens n’auront plus besoin d’être physiquement présents dans la salle d’opération mais piloteront plutôt à distance des machines intelligentes sans poser un doigt sur leurs patients.
  • Spécialiste des interactions homme-robot : si les robots doivent travailler et évoluer aux côtés des êtres humains, il faudra leur apprendre à interagir avec les subtilités de nos émotions et nous devrons nous-mêmes apprendre à communiquer efficacement avec une machine.
  • Architecte en réalité augmentée : la réalité augmentée enrichit l’expérience utilisateur en plaquant des images virtuelles sur des vues réelles. Les architectes spécialisés dans ce domaine pourront appliquer virtuellement des modèles 3D d’un bâtiment dans l’espace où il se dressera afin de mieux le visualiser au sein de son environnement.
  • Développeur domotique : une maison intelligente nécessite un écosystème adapté aux habitudes et besoins de ses occupants, à leur espace et à leur dynamique familiale. Des développeurs créatifs devront donc concevoir des systèmes et algorithmes capables de s’adapter à un éventail considérable de configurations de foyers distinctes.
  • Designer de vêtements imprimés en 3D : les vêtements seront de plus en plus produits sur ordinateur, révolutionnant leur processus de fabrication. Le designer 3D devra concevoir des articles pouvant être réalisés intégralement par des machines.

De par son coeur de métier, Kaspersky Lab fait le focus sur ces domaines professionnels qui concerneront à terme les spécialistes en cybersécurité :

  • Santé connectée : Il s’agit de protéger les machines connectées, utilisées par les télé-chirurgiens pour des opérations critiques, contre les malwares et les piratages.
  • Internet des objets (IoT) : L’écosystème des maisons intelligentes devra être sécurisé contre les menaces causées par des vulnérabilités permettant à un pirate de s’introduire dans un réseau.
  • Sécurité personnelle : L’élaboration de règles robustes et éthiques pour les interactions homme-robot sera l’une des missions les plus cruciales des experts en sécurité afin de protéger aussi bien les robots que les êtres humains.

« La cybersécurité est cruciale aujourd’hui et le deviendra encore plus à mesure que la technologie deviendra le principal facilitateur de ces futurs métiers. De la sécurité des patients à la protection des êtres humains contre les dérapages de l’IA, la sécurité doit être intégrée dans tous les processus technologiques car des individus malveillants n’auront de cesse d’exploiter les opportunités offertes par un monde de plus en plus connecté. A l’heure actuelle, il existe une véritable pénurie de compétences dans ce secteur critique, aussi j’exhorte les étudiants à envisager d’y faire carrière », commente Eugene Kaspersky, à la tête de Kaspersky Lab.

Si vous souhaitez pousser le débat plus loin, sachez que neufdixsept organisera les 14 et 15 novembre prochains la première édition de son événement dédié au Future of Work : Les neufdixsept du Future of Work. Les places étant limitées, n’hésitez pas à vous inscrire dès aujourd’hui.