Très largement débattu ces derniers temps, le passage au « sans bureau fixe » fut l’un des sujets évoqués lors de notre rencontre avec Elodie Bouvard-Dallongeville.

Des avantages du « sans bureau fixe »

Responsable développement bureaulib (la marque du Groupe Génie des Lieux, dédiée à la mise en place de services innovants en travail nomade), cette adepte de ce format en devenir nous détaille ses avantages : « Pourquoi céder à la pratique du sans bureau fixe ? Déjà parce que nous sommes tous sans bureau fixe à partir du moment où l’on a un téléphone portable et/ou un ordinateur, on a notre bureau avec nous, et de fait […] Cela veut dire que nous allons pouvoir travailler chez nous ou depuis un café, avant d’aller rejoindre une réunion, que l’on va pouvoir travailler chez des clients, chez des prestataires. Mais aussi que l’on va pouvoir travailler à l’intérieur des locaux de l’entreprise, depuis un poste de travail ou dans une salle de réunion ».

Quand bien même ce changement ne s’improvise pas : « La stratégie de travail nomade nécessite d’avoir une vue globale […] A partir du moment où il s’agit d’une stratégie, on va poser l’ensemble des éléments sur la table pour se dire : quels sont les enjeux que je veux servir dans ma politique de travail nomade ? Est-ce que je veux favoriser la qualité de vie au travail de mes collaborateurs, est-ce que je veux permettre à chacun de réduire son temps de transport, de mieux équilibrer sa vie professionnelle et personnelle, est-ce que ce sont des enjeux immobiliers – j’ai besoin de réduire la surface de mes locaux et en ce sens il faut que les bureaux soient le plus partagés possible -, etc. […] La stratégie de travail nomade nécessite bien d’avoir tous les angles, de définir de manière concertée les enjeux qui sont poursuivis, et finalement d’aller chercher les modalités qui vont le mieux correspondre à l’entreprise en fonction des objectifs qui sont poursuivis. »

D’ailleurs, ce phénomène du sans bureau fixe n’est pas sans impacter l’évolution même des espaces de travail : « A partir du moment où l’on travaille de manière nomade, quand on revient dans l’entreprise, on va trouver du travail qui est plus collaboratif, du travail qui est plus collectif. Et cela, forcément, a un impact sur la manière dont on conçoit les espaces de travail. Il faut d’abord se questionner sur ce qu’on va y faire, quel est le sens du travail […] Derrière, on va aménager les espaces en conséquence pour qu’ils soient bien une ressource au service des collaborateurs et de l’entreprise. »

L’intégralité de notre entretien avec Elodie Bouvard-Dallongeville est à consulter ci-dessous. La seconde édition des neufdixsept du Future of Work prendra place le 6 Juin 2019, à Paris. Il y sera à nouveau question de défricher les problématiques engendrées par le futur du travail dans son ensemble. Vous pouvez d’ores et déjà réserver vos places en vue de l’événement.