Proposer l’équivalent d’un congé parental à ses salariés qui adoptent un animal de compagnie, telle est la démarche opérée par une entreprise américaine.

Un congé qui pourrait se généraliser ?

L’anecdote est rapportée par le New York Times. Aux États-Unis, l’entreprise Nina Hale a déployé un congé inédit, destiné à ses employés accueillant un animal de compagnie au sein de leur foyer. Basée dans le Minnesota, l’entité en question a même osé le jeu de mot « fur-ternity » afin de qualifier ce congé. Dans les grandes lignes, il consiste à permettre aux employés de pratiquer le télétravail la semaine suivant l’arrivée d’un chien ou d’un chat dans leur foyer.

Faisant jusque là l’objet d’une étude au cas par cas, le congé en question s’est même vu généralisé chez Nina Hale, comme l’a expliqué Allison McMenimen, la vice-présidente de la société : « Ce n’est même pas à débattre […] L’idée même d’offrir des avantages qui permettent de conserver les employés au bureau, c’est terminé ». Et d’ajouter « Pour de nombreuses personnes, leurs animaux de compagnie sont comme leurs enfants. Nos employés sont tous à des stades différents de leur vie. »

Il faut dire que ces dernières décennies auront été marquées, aux États-Unis tout du moins, par de nombreux démarches de la part des grands groupes afin d’accentuer la rétention des équipes dans leurs bureaux. Des géants comme Facebook et Google ont même intégré salles de sport, crèches, cafétérias de grand standing, etc. dans leurs locaux. Ceci étant, les cas de congés offerts par la direction lorsqu’un animal de compagnie arrive ou est malade se font rares. L’an passé, en Italie, une entreprise a malgré tout autorisé l’une de ses employées à prendre du temps afin de veiller sur son chien malade. Une autre société, basée à New York, a depuis peu déployé un congé payé de deux semaines, uniquement réservé à ses employés adoptant un animal gardé dans un refuge.