A quelle fréquence change t-on de job ? Plus régulièrement que vous pourriez le penser, comme l’indique cette étude menée par le Bureau of Labor Statistics (lié au Département du Travail des États-Unis).

Changer d’emploi n’a plus rien d’étonnant

L’époque où l’on conservait le même emploi tout au long de sa carrière semble définitivement révolue. Ne serait-ce parce que les employeurs ont plus souvent tendance à remodeler leur staff, mais aussi parce que les emplois évoluent, disparaissent, quand ils ne se réinventent pas tout simplement.

Pour appuyer cette hypothèse, il suffit de jeter un oeil à ces chiffres collectés par le Bureau of Labor Statistics en janvier 2016 : en moyenne, une personne va changer d’emploi entre 10 et 15 fois au cours de sa carrière (aux États-Unis, tout du moins, quand bien même il est aisé de rapprocher ces chiffres à la France). Un changement d’emploi peut tout autant qualifier un transfert interne, le passage dans une nouvelle société, etc.

La plupart des employés vont donc passer 5 ans ou moins sur le même poste (4,2 ans en moyenne en janvier 2016, contre 4,6 ans en janvier 2014). Selon le Bureau of Labor Statistics (BLS), les personnes nées entre 1957 et 1964 vont occuper 11,7 postes différents lors de leur carrière, de 18 à 48 ans. Ce sont les femmes qui conservent le plus longtemps leurs postes : 11,5 emplois contre 11,8 emplois chez les hommes. 25% vont naviguer dans plus de 15 postes, 12% dans 4 postes ou moins. C’est logiquement en début de carrière que les employés vont le plus papilloner de job en job : en moyenne, ils vont occuper 5,5 postes entre 18 et 24 ans. De 25 à 29 ans, puis de 30 à 34 ans et de 35 à 39 ans, le chiffre descend de 1,2 à 2,4 emplois occupés. Durant la phase la plus « stable » de leur carrière, de 40 à 48 ans, les travailleurs vont occuper une moyenne de 2,4 postes.

Mais au fait, pourquoi change t-on d’emploi ?

Parmi les raisons les plus souvent revenues quant à l’envie de changer de poste, se retrouvent pèle-mêle un meilleur salaire, un changement géographique favorable, une évolution de poste, la possibilité d’occuper un poste moins stressant, plus intéressant également, d’échapper à un chef incompétent ou négatif ou encore de revoir son équilibre vie professionnelle/vie privée.

Egalement, sont cités la réorganisation interne d’une société, un licenciement pour poste doublon du fait d’une fusion/acquisition, l’externalisation d’une compétence, le déménagement d’une société, l’impossibilité de trouver un alignement avec les valeurs de la société, et l’envie de changer de carrière, tout simplement.