Les concepts de travail et de bonheur ne seraient-ils pas finalement antinomiques ? A l’heure où les « Bullshit Jobs » sont pris en grippe, où les salariés placent le bien-être au travail au-dessus du salaire, peut-on vraiment croire qu’il soit possible de lier bonheur au travail et performance ? Pascal Grémiaux, président et fondateur d’Eurécia, en est convaincu.

Future of Work, QVT et bonheur au travail

Créé par Pascal Grémiaux il y a 12 ans de cela, Eurécia, logiciel RH & management et facilitateur de la vie en entreprise, revendique aider les professionnels des RH dans leurs démarches, et plus encore sur la problématique QVT. Tant il est vrai que ces dernières années, les attentes des RH en termes d’outils ont évolué.

Tout comme les attentes par rapport au travail bougent, notamment chez les millénials, comme l’explique Pascal Grémiaux : « Je suis certain que l’intention du bien-être est sincère dans les entreprises, ce n’est pas parfait mais ça se cultive au quotidien à travers le management. L’entreprise doit être performante mais le bien-être reste un sujet et une préoccupation pour tous. Les attentes par rapport au travail évoluent : aujourd’hui les nouvelles générations telles que les millénials ont des attentes fortes. Le salaire ne suffit plus. Les salariés sont en quête de considération. Nous sommes en pleine évolution : on travaille moins qu’il y a quelques siècles ! Le travail n’est plus une fin en soi, mais il répond à des besoins : il reste tout de même nécessaire, donc autant qu’il soit le moins désagréable possible ! ». Ce n’est donc plus aux salariés de s’adapter à toutes les demandes et contraintes de leurs employeurs, le rapport de force, sans forcément être inversé, tend à s’équilibrer : « La valeur de l’entreprise ne repose plus sur les machines, mais sur les salariés qui constituent sa richesse. Les entreprises doivent donc être plus flexibles (horaires et lieu de travail), chambouler leur mode de management, être à l’écoute de leurs employés, leur offrir un environnement de travail agréable mais surtout construire des relations de qualité reposant sur la confiance. Car le babyfoot et la corbeille de fruits ne suffisent pas. Attention à l’effet placebo ! ». Rien de bien étonnant, Eurécia vit ces problématiques en interne : « On est avant tout une entreprise comme nos clients. Et ce que l’on observe c’est que l’importance du savoir-faire reste mais que le savoir-être et la personnalité des collaborateurs deviennent des critères bien plus importants aujourd’hui. […] C’est surtout un long cheminement, initié par la direction et diffusé auprès de l’ensemble des salariés. Le succès repose sur un état d’esprit porté par tous-au quotidien et-qui se construit et qui ne se décrète pas. Cela se jardine au quotidien : intégration des nouveaux salariés, écoute, échanges, management ouvert, accompagnement, politique du merci, félicitations, etc. »

Eurécia

(Du) défi de la QVT en interne

Mêler performance et bien-être ne coule pas de source, et n’a rien de naturel même pour les entités les plus avisées. Le pan QVT est régulièrement laissé de côté, par manque de temps, ou d’outils : « Les professionnels des RH […] se retrouvent dans un quotidien où règnent lourdeur administrative et contraintes légales. C’est à ce moment qu’Eurécia peut les aider en leur libérant du temps pour se consacrer à des projets à valeur ajoutée. Ils ont besoin d’outils qui les aident dans leur quotidien, les outils QVT sont presque anecdotiques ! Ce n’est pas parce qu’on a un outil qui mesure la QVT que l’ambiance et le bien-être des collaborateurs changent. Il faut retenir que ce n’est qu’un prétexte pour engager des échanges et des actions concrètes. Ces outils se vendent et fleurissent dans les entreprises et c’est tant mieux car cela montre que la QVT est une vraie préoccupation et ça c’est bon signe ! Chez Eurécia nous avons créé le « module Bien-être » pour nous avant tout mais aussi pour accompagner nos clients, les encourager et faciliter leur démarche QVT. D’ailleurs, nous avons fait le choix d’offrir ce module à tous nos clients ! ».

Eurécia

Défiant une contrainte bien ancrée, celle d’« avoir une entreprise performante et efficace » tout en « se [sentant] bien dans sa peau », Eurecia est d’ailleurs né d’une volonté d’allier bien-être au travail et performance : « J’étais mal dans mon job et je souhaitais réellement me sentir bien au travail. J’ai voulu créer ma boite. Au début j’étais plutôt engagé et contraint : il fallait gagner de l’argent et donc avoir une entreprise performante. C’est pour cela que j’ai d’abord pensé nos modules administratifs. En parallèle ma volonté de me sentir bien dans mon quotidien, en tout cas le mieux possible, m’a encouragé à réaliser des bureaux ou plutôt un lieu de vie pour que je me sente bien, mais surtout pour que mes collaborateurs se sentent bien. Je suis convaincu que performance et bien-être sont liés ».

Le grand défi du Future of Work

D’une manière plus générale, engager efficacement son entreprise sur la piste du Future of Work s’affiche comme l’un des défis majeurs pour les DRH. Avant d’intervenir dans le cadre de notre événement Les neufdixsept du Future of Work, et d’aborder le sujet plus en profondeur, Pascal Grémiaux donne déjà quelques pistes pour répondre à ce nouveau challenge central :

  • « Faut faire le job » : contraintes, bulletins, sécuriser… Il faut le faire et bien : s’équiper de super outils comme Eurécia pour s’alléger.
  • Se libérer du temps pour se consacrer à ses préoccupations : prendre en compte l’individu. Avec des échanges, des feedbacks, voir ce qui se fait ailleurs, créer des relations de qualité. Prérequis : le faire avec sincérité, et non pour de la communication, accepter de se remettre en question et accompagner ses équipes. En s’équipant d’outils et de prestataires, par exemple les coachs ! De mon point de vue, tous les managers y compris le patron devraient être coachés.
  • Ecoute active, délégation, confiance, assertivité (qui existent depuis bien longtemps !)
  • On a tous besoin de retours : encourager, féliciter, faire des remarques, dire quand ça va et quand ça ne va pas. Sans en faire une affaire personnelle. L’objectif étant de progresser ensemble.
  • Dans un monde idéal, ce n’est pas seulement le DRH qui gère tout ça. Il est important de mobiliser la direction dans la démarche pour engager tout le monde. On est tous acteurs de la QVT dans une entreprise.
  • Offrir un SIRH au service RH est une opportunité en or pour faire le métier dont ils ont toujours rêvé : basculer d’une approche règlementaire administrative à un développement de la qualité des relations humaines, développer la culture d’entreprise, son ADN, renforcer la marque employeur, fidéliser les collaborateurs et s’inscrire dans une démarche RSE.

Pascal Grémiaux, président et fondateur d’Eurécia, sera présent le 14 novembre 2018 lors de notre événement Les neufdixsept du Future of Work, organisé à Paris. Le fondateur interviendra dans le cadre de la keynote « Bonheur au travail et performance, l’équation impossible ? », à 12 heures. Pour vous inscrire à l’événement, suivez ce lien. Les places sont gratuites !

Pascal Grémiaux Eurécia

Ingénieur de formation, Pascal Grémiaux est parti d’une intuition au moment de la création d’Eurecia : celle que les PME allaient s’équiper de SIRH à l’instar des grandes entreprises, et d’un pari : celui qu’elles privilégieraient le mode SaaS pour sa simplicité et son efficacité. Eurécia est créé en 2006. 12 ans plus tard, le succès de cette intuition et de ce pari se mesurent dans les résultats de l’entreprise avec 90 000 clients-utilisateurs, 1 000 clients 60 collaborateurs et des bureaux à faire pâlir plus d’un patron ! Mais au-delà de ces chiffres, Eurécia c’est avant tout un état d’esprit porté par Pascal Grémiaux. Simplicité, efficacité et pragmatisme sont les maîtres mots du quotidien de l’entreprise.